« L’attractivité économique est notre nouvel horizon »

Virginie Calmels définit sa méthodologie et fixe le cap du développement

La Métropole engage une stratégie économique nouvelle : elle n’en avait pas jusque là ?

On ne peut pas dire cela. Bordeaux a procédé par étapes. La première a été la transformation urbaine de la ville et de l’agglomération. On n’attire pas les entreprises et les emplois sans un cadre urbain attractif ou sans capacité numérique. Il fallait réveiller la ville, la transformer, y faciliter les déplacements. Bordeaux sera à deux heures de Paris dans quelques mois en LGV. Nous bénéficions d’une attractivité résidentielle, nous devons maintenant la transformer en attractivité économique. C’est le nouvel horizon.

Pourquoi réorienter les missions de Bordeaux Gironde Investissement ?

Nous voulons retenir les outils qui font bien les choses. La région dispose d’une agence de développement économique, ADI, qui est performante. Elle peut faire du « sourcing » pour l’installation d’entreprises sur notre métropole. Nous travaillons à une convention pour qu’ADI réfléchisse au renforcement de nos filières. Nous travaillons aussi un accord de coopération avec la CCI de Bordeaux dans le cadre de sa politique internationale menée au niveau régional. On doit cesser de dupliquer. BGI fait très bien l’accueil des entreprises en s’occupant de toutes les démarches utiles pour les entrepreneurs et les salariés qui s’installent. C’est une mission très importante. Les dotations de BGI baisseront aussi de 11 % cette année. La prospection internationale ne sera plus son métier.

Qu’allez vous faire pour doper l’attractivité économique de l’agglo ?

Depuis deux ans, nous avons mis autour de la table tous les acteurs économiques de la métropole autour d’une nouvelle mission attractivité commune. CCI, Métropole, Ville, Aéroport, CEB, le CIVB, l’office du tourisme, Euratlantique, Darwin et bien d’autres étaient là pour faire le diagnostic et proposer des solutions. Nous construisons un marketing territorial nouveau autour d’une marque choisie en commun, Bordeaux Magnétique. Nous proposons à chacun de s’approprier cette marque ombrelle d’ici l’arrivée de la LGV. Le temps viendra de dégager des budgets pour la faire connaître comme Lyon a su le faire sur le plan international. C’est une nouvelle boite à outils de communication, de prospection et marketing territorial que nous avons conçue. À chacun de se l’approprier. L’attractivité touche le CHU, l’Université, les transports, l’urbanisme et le tourisme autant que les entreprises. C’est pourquoi cette mission a été placée sous la responsabilité d’Hugues de Maleissye, directeur général chargé de la valorisation des territoires à la Métropole. Il est le garant de cette transversalité.

JEAN-BERNARD GILLES