La Cité numérique prend forme

La première tranche de ce futur « totem » sera livrée fin 2017. À terme, la Cité va concentrer 1 000 emplois

C’est une transformation hautement symbolique. Dans le cadre du grand programme d’aménagement urbain Bordeaux Euratlantique, l’ancien centre de tri postal de Bègles, est actuellement entièrement réhabilité pour muter en Cité numérique. Ce vaste site de 27 000m² a vocation à devenir la vitrine du savoir-faire numérique. Avec pour mission de catalyser les énergies dans les nombreux secteurs d’excellence bordelais : l’e-commerce, les jeux vidéo, l’e-santé, les transports intelligents…

41 millions d’euros investis

La Cité sera livrée en deux tranches : une première à l’automne 2017 et la suite à l’été 2018, après un an de retard sur le calendrier initial. « 80 % des espaces ont déjà été vendus », se réjouit Stéphan de Faÿ, directeur général de l’Établissement public d’aménagement (EPA) Bordeaux Euratlantique, qui a investi 41 millions d’euros dans le projet et pilote son aménagement, ainsi que sa commercialisation. Plusieurs entreprises parisiennes ont décidé d’y implanter l’une de leurs entités. Une preuve de plus de l’attractivité bordelaise. Il faut dire que le tarif à l’achat est attractif : 1 615 euros par m², hors taxes. Côté location, les prix aussi sont très accessibles : 140 euros par m².

Au final, 1 000 salariés devraient travailler ici, répartis dans 20 000 m² de bureaux. S’inspirant du modèle EuraTechnologies à Lille, la Cité entend être une « Halle Freyssinet » bordelaise. Bien plus qu’un simple hôtel d’entreprises, elle mettra à disposition des start-up un catalogue de services, un incubateur, une pépinière ou encore des modules de formation. En ce sens, la Région et Bordeaux Métropole ont réservé 5 000 m² pour leur proposer des services. Symboliquement, l’équipe de French Tech Bordeaux va aussi s’y installer.

Nicolas César