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Thérapies nouvelle génération pour les patients

Aux côtés de la psychothérapie classique, de nombreuses thérapies sont proposées à la clinique Caradoc.

Elles s’appellent EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), thérapie pleine conscience, thérapie d’acceptation et d’engagement… des noms peu évocateurs, qui couvrent le champ de ce que l’on appelle les thérapies cognitives et comportementales.

Complémentaires de la psychothérapie, ces méthodes s’intéressent non pas aux causes du trouble mais à sa gestion, en travaillant sur la façon de penser (l’aspect cognitif) et d’agir (l’aspect comportemental). De manière imagée, elles s’intéressent à la partie visible de l’Iceberg, celle qui fait souffrir, là ou la psychothérapie ira creuser la partie immergée, celle qui cause la souffrance.

« Avec ces thérapies, on travaille moins sur l’analyse que sur la mise en place du changement, avec de nouveaux apprentissages relationnels et émotionnels, fondés sur l’expérience. Le but est de changer la relation à sa vie intérieure, pour s’accepter et être acteur de sa vie », explique Stéphanie Harispuru, psychologue à la clinique Caradoc.

Comme, par exemple, avec la thérapie pleine conscience, qui permet de se concentrer sur les émotions ressenties dans l’instant.

« En situation de stress, on répond de manière automatique, ce qui peut se traduire par des conduites addictives (alimentation, alcool, drogue…), des TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ou un repli sur soi. L’objectif de la thérapie est de s’ancrer dans l’instant et de développer une clairvoyance pour avoir le choix de ses réactions », précise la psychologue.

Réduire le stress

Appliquée à la prise en charge des troubles bipolaires, cette méthode s’adresse aussi aux troubles des comportements alimentaires ou aux addictions. Dans ce même esprit, la thérapie de régulation des émotions vise l’acceptation de soi, pour rompre des cercles vicieux des émotions négatives et changer la relation à sa vie intérieure. L’EMDR, qui s’appuie sur des techniques d’hypnose, intervient, quant à elle, dans le traitement des traumatismes. « Ces thérapies visent toutes à réduire le stress, l’ingrédient majeur de déstabilisation des patients, quelle que soit leur pathologie. C’est important de se soigner de manière créative, afin, ensuite, de poser les mots. De passer aussi par l’action et la création. »

L’art, un médiateur positif

D’action et de création, il en est également question dans les ateliers proposés par la clinique Caradoc. Avec une vingtaine de salles, l’établissement propose de nombreuses activités à visée thérapeutique, comme par exemple l’art-thérapie.

Flore Perret, comédienne et art thérapeute, anime ainsi plusieurs sessions à la clinique, délivrées, là aussi, sur prescription médicale. « Le principe est de partir de l’art comme un médiateur positif, un révélateur au service du soin. Par exemple, au théâtre, nous allons travailler sur l’émotion, l’affirmation de soi, la gestion du stress, une communication moins conflictuelle, l’ouverture aux autres. »

Emmanuelle Lapeyre